HOLOCAUSTE NAZI

Holocauste naziLoin des chefs d’œuvre de Fellini, le 7e art italien du milieu des années 70 donnait aussi dans le cinéma trash. Il connut une courte période de « nazisploitation » avec, par exemple, Holocauste nazi, déroutante et délirante série Z qui met en scène une médecin SS, cruelle et perverse, maltraitant des résistantes en les jetant en pâture à un monstre mi-homme, mi-singe toujours en rut. Réalisé en 1977 par Luigi Batzella, ce nanar souvent grotesque et d’une consternante nullité dans la mise en scène demeure néanmoins un jalon dans un sous-genre cinématographique glauque et oublié qui, sous couvert de dénonciation du nazisme, se livrait à un étalage nauséabond de fantasmes sado-sexuels.
Dans les suppléments du dvd, Christophe Bier raconte la manière dont Batzella intégra sans vergogne dans La Bestia in calore (en v.o.) des fragments d’une autre production guerrière. Il évoque aussi la personnalité de Salvatore Baccaro, comédien si laid qu’il pouvait incarner, sans maquillage, bien des monstres cinématographiques. L’auteur souligne aussi que la vogue du « gestaporn » trouvait paradoxalement ses origines dans l’admirable saga viscontienne des Damnés (1969) contant la décadence d’une famille allemande…

(Artus)

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